Voilà 4 ans
que le double champion olympique préparait cette course de Londres. Avec son
entraîneur Gérard Brocks, tout était calculé pour être au top le jour J, c'est à dire le 12
Août 2012.
Comme pour
Pékin 4 ans plus tôt, les repérages du circuit olympique ont été d'une minutie
rare afin de reconstituer chez lui un circuit similaire. Ceci permettant de
s'entraîner et de progresser en fonction des spécificités de ce tracé atypique.
Comme l'explique son entraîneur, Julien a dû régresser dans certains
domaines pour progresser dans d'autres afin d'être physiquement préparé
directement pour la performance sur CE circuit.
Bref, mis à
part un léger accro dans sa préparation à Val d'Isère, tous les voyants étaient
au vert pour réussir une grande et belle course.
OUI mais
voilà...
Après une
vingtaine de minutes de course, on voit Julien à la peine dans une bosse avec
une roue arrière qui flotte dans tous les sens ! Ok, c'est mou, c'est crevé,
c'est mort pour l'Or !!! Le temps de rejoindre une zone technique et de changer
la roue, les fusées de devant ont déjà plus de 55 secondes d'avance...un
boulevard à ce niveau. La victoire et le podium ne sont plus à porté de fusil !
Et là, on peut me parler d'olympisme, de patriotisme, d'éthique sportive, de
respect des spectateurs, de hargne, d'honneur, d'abnégation mais je n'en
démordrais pas : quand on est tenant du titre, préparé uniquement pour gagner
et/ou se battre avec les meilleurs et qu'on se retrouve 25ème à 1 minute de la
tête de course ; le mental lâche totalement !!! "Julien n'est pas un
robot" souligne G.Brocks. Et, en effet, Julien, l'homme, abandonne...
Très digne,
il ira répondre aux questions des journalistes sans cacher son énorme
déception. Il le fera même avec le sourire aux journalistes anglais... Je
connais des sportifs qui ne seraient pas aussi "classe" dans des
moments comme celui-ci !
Personne
n'est en mesure de porter un jugement sur sa décision d'abandonner lors de
cette course. Nous ne pourrons jamais nous mettre réellement dans la situation
psychologique qui était la sienne ce dimanche 12 Août 2012.
Ce qui me
gêne profondément, c'est la faculté qu'ont les gens à écorner l'image d'un
champion après un tel revers. Je ne parle pas des journalistes, qui ont tout
simplement arrêté de parler de lui dès le lendemain de la course ! Je parle
plutôt des "forumeurs" qui discutent sur les sites sportifs et/ou
Vttistiques et qui ont un sens assez aigüe de la connerie ! Pour certain, on a
l'impression que l'idole d'hier est le mec à bannir aujourd'hui. Ca me rappelle
un peu ces personnes qui se disent "supporters" d'une équipe quand
celle-ci gagne et qui l'égratigne dans tous les sens dans les moments plus
difficiles. C'est pourtant le sport et quand on l'aime, on doit accepter les
victoires mais surtout les défaites. J.Absalon le fait très bien, les soi-disant
supporters...pas vraiment ! J'imagine que ces nombreuses critiquent émanent de
personnes qui n'ont jamais été confronté à des problématiques de résultats
sportifs.
Maintenant,
la déception s'estompant, il va falloir qu'il trouve d'autres objectifs...
Tiens, v'la
les mondiaux dans 3 semaines. Dernière grosse course de Julien Absalon sous les
couleurs Orbéa.
Ensuite, ce
sera la firme BMC avec un nouvel air, un nouvel élan et de nouveaux objectifs à
accomplir. La carrière de Julien Absalon est immense et, à n'en pas douter,
elle va continuer à s'étoffer...

J'approuve tes dires.
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